Les compétences de l’avenir dans le secteur financier : l’essor des profils hybrides

Intelligence artificielle, analyse de données, évolution des attentes des clientèles, nouveaux risques, finance durable et transformations réglementaires : le secteur financier évolue rapidement. Avec lui, les compétences nécessaires pour permettre aux organisations de rester performantes, innovantes et compétitives se transforment également. 

Pour mieux anticiper ces changements, Finance Montréal, avec l’appui financier du Conseil emploi métropole, a réalisé une étude prospective sur les compétences de l’avenir dans le secteur financier. Portant sur l’intermédiation bancaire, l’assurance de dommages ainsi que la gestion du patrimoine et des actifs, cette démarche vise à identifier les compétences critiques et émergentes, à mieux comprendre les écarts entre les besoins actuels et futurs de l’industrie et les compétences disponibles, puis à dégager des leviers d’action pour le développement des talents. 

 

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Un constat central : les compétences techniques ne suffisent plus 

Un enseignement se démarque parmi les différents secteurs étudiés : les compétences techniques demeurent essentielles, mais elles ne suffisent plus à elles seules. 

Les organisations ont de plus en plus besoin de professionnel.le.s capables de combiner plusieurs formes d’expertise : compréhension de la finance, maîtrise des technologies et des données, capacité d’analyse, jugement professionnel et compétences relationnelles. 

L’automatisation transforme certaines tâches, mais elle accroît en parallèle la valeur de compétences difficilement automatisables : interpréter une information complexe, exercer son jugement, communiquer clairement, collaborer avec différentes expertises ou encore accompagner les clientèles dans leurs décisions. 

La même logique s’observe en finance durable. L’intégration des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance aux activités financières demande de croiser des connaissances en finance, en gestion des risques, en réglementation et en durabilité. 

L’avenir du secteur repose donc moins sur l’addition de spécialités isolées que sur la capacité à les connecter. Le rapport identifie d’ailleurs cette évolution des compétences techniques, relationnelles et stratégiques comme un enjeu important pour répondre à la complexité croissante du secteur.

 

Quelles compétences gagnent en importance?  

À travers les différents métiers analysés, plusieurs grandes familles de compétences se démarquent : 

  • les compétences techniques, notamment en finance, en assurance et en gestion des risques; 

  • les compétences technologiques et analytiques, comme l’analyse de données, l’intelligence artificielle, les outils numériques et la cybersécurité; 

  • les compétences stratégiques, liées notamment à la conformité, à la réglementation, à la gestion de la complexité et à l’évolution des risques; 

  • les compétences humaines et relationnelles, comme la pensée critique, l’adaptabilité, la communication, la collaboration, l’écoute et le jugement. 

Cette évolution ouvre également la porte à une plus grande diversité de parcours. Les profils recherchés combinent de plus en plus des expertises issues de la finance, de la technologie, des données ou de la durabilité, tout en accordant une place importante à la capacité de collaborer, de communiquer et d’établir des relations de confiance.

La diversité des profils, déjà bien présente dans l’industrie

Cette transformation des compétences se reflète déjà dans les métiers et les parcours que l’on retrouve dans l’industrie.

À travers notre campagne En finance, fais une différence, nous souhaitons d’ailleurs faire découvrir cette diversité aux jeunes et rendre plus concrètes les nombreuses possibilités de carrière en finance et en assurance.

Découvrir les parcours

 

Mieux arrimer formation et besoins de l’industrie 

L’étude met aussi en lumière un enjeu important pour le secteur : un décalage persiste entre certaines compétences développées dans les parcours de formation et celles recherchées par l’industrie, notamment en matière d’outils numériques, d’analyse avancée des données, d’interdisciplinarité et de communication stratégique. 

Pour réduire ces écarts, l’étude souligne notamment l’importance de faire évoluer les formations, de multiplier les expériences pratiques et de renforcer le dialogue entre les établissements d’enseignement et les employeurs. 

Cet arrimage représente aussi un enjeu de compétitivité pour le secteur financier québécois, alors que les technologies, les modèles d’affaires et les risques évoluent rapidement. 

Pour Finance Montréal, ces constats renforcent l’importance de mobiliser l’écosystème autour du développement des talents. Cette étude constitue ainsi un point de départ pour mieux anticiper collectivement l’évolution des métiers et des compétences et orienter les actions à mettre en place pour préparer la relève.

 

Développer ses compétences en finance durable

La finance durable fait partie des domaines où de nouvelles expertises continuent de se développer.

Pour contribuer à leur développement, Finance Montréal propose un microprogramme gratuit en finance durable, accessible aux étudiant.e.s, aux professionnel.le.s ainsi qu’au milieu de l’enseignement.

Découvrir le microprogramme

 

Une étude pour passer du constat à l'action 

Cette étude ne vise pas uniquement à dresser un portrait des compétences de demain. Elle constitue également un outil pour alimenter le dialogue entre les organisations financières, les établissements d’enseignement, la relève et les autres acteurs du développement des talents. 

Elle a été dévoilée le 1er octobre 2026 à l’occasion d’une Grande conférence organisée avec l’ESG UQAM, où des expert.e.s de l’industrie et du milieu académique ont mis ces constats en perspective autour d’une question centrale : comment mieux préparer les talents aux transformations déjà à l’œuvre dans le secteur financier? 

En savoir plus sur la Grande conférence

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