Money20/20 USA 2026 : ouvrir le marché américain aux fintechs québécoises

La délégation de la Station Fintech Montréal devant la murale de Money20/20 USA 2026 à Las Vegas
De gauche à droite : Taran Franck (Ready Plan Go), Jean-Sébastien Patenaude (FireRaven), Alexandre Corriveau (Alpha-Sanatorium), Jacob Charbonneau (Vol en retard), Teric Greenan (BIASafe), Nima Jalalvandi (Ready Plan Go), Jimmy Beauregard (Flovver) et Jean-Philippe Charbonneau (Flovver).

Du 19 au 21 octobre à Las Vegas, la Station Fintech Montréal a accompagné une délégation de six start-ups québécoises à Money20/20 USA, l'un des principaux rendez-vous de l'industrie des paiements et des services financiers en Amérique du Nord.

L'objectif était clair : donner à des fintechs d'ici un accès direct aux décideurs, aux investisseurs et aux clients potentiels du marché américain, et les outiller pour transformer ces rencontres en occasions d'affaires concrètes.

Une délégation préparée en amont

La valeur d'une présence à Money20/20 se joue en bonne partie avant le départ. La Station Fintech a invité un expert en stratégie d'entrée sur le marché (go-to-market) et l'a mis en relation avec les start-ups de la délégation. Cette préparation leur a permis de préciser leurs objectifs de réseautage et de prospection, et de mieux se connaître entre elles avant d'arriver sur place.

En parallèle, la Station Fintech a mené un travail de ciblage pour repérer les clients potentiels les plus pertinents et les approcher, ce qui a permis d'organiser des rencontres B2B. Elle a aussi facilité leur accès à la conférence, un soutien qui, selon plusieurs d'entre elles, a apporté une réelle valeur ajoutée.

Ce que la délégation a observé

Trois tendances ont retenu l'attention de la délégation :

  • De l'assistant à l'agent. L'IA en finance passe du rôle de copilote à celui d'agent autonome (IA agentique), capable d'exécuter des tâches de bout en bout.
  • Les stablecoins comme infrastructure de paiement. Ils sont de moins en moins perçus comme un actif « crypto » et de plus en plus comme une infrastructure de paiement.
  • La fraude, à double tranchant. L'IA renforce la détection de la fraude, mais elle rend aussi les attaques plus sophistiquées.

Les grandes banques et les investisseurs rencontrés ont aussi souvent tenu le même discours : avant de s'engager avec une start-up, ils veulent voir que sa solution a déjà fait ses preuves, par exemple dans le cadre d'un projet pilote réussi auprès d'une plus petite banque ou d'un gestionnaire de portefeuille.

Du premier contact au premier client

Money20/20 USA l'a montré : les fintechs québécoises ont leur place auprès des décideurs du marché américain. Une des start-ups de la délégation a enchaîné une trentaine de rencontres en deux jours et demi. D'autres ont rencontré de grandes banques nord-américaines, repéré des clients potentiels ou suscité l'intérêt d'un investisseur. Entre elles aussi, des liens se sont tissés qui pourraient mener à des collaborations.

Il reste maintenant à transformer ces premiers contacts en clients. La place financière québécoise a un atout pour y arriver : la proximité entre ses institutions financières, ses gestionnaires d'actifs et ses fintechs, qui facilite les projets pilotes dont les start-ups ont besoin pour convaincre les grands joueurs.

Quant aux tendances rapportées de Las Vegas, elles nourriront les échanges de la Station Fintech avec l'ensemble de l'écosystème.

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