Découvrez le rapport 2026 de Finance Montréal et KPMG
La finance durable a passé des années à produire de l'information. Son prochain défi : s'en servir pour mieux décider. C'est là que la fintech peut faire la différence, et le Québec a déjà tous les atouts pour y répondre.
C'est le point de départ du rapport La fintech durable au Québec, réalisé avec KPMG et lancé le 15 octobre lors de l'événement OFF Sommet de la finance durable X Forum Fintech, à l'Espace CDPQ. Erica Coulombe, directrice exécutive, Résilience et durabilité chez KPMG, y a présenté les grands constats de l'étude, puis animé un panel avec Charly Bastard, cofondateur de Novalytics, et Florian Roulle, vice-président, Finance durable chez Finance Montréal.
Ce que révèle le rapport
Une vingtaine d'entreprises déjà actives
13 sont des fintechs durables à part entière et 7 offrent des solutions connexes.
Les données ESG en tête
Près de la moitié aident les organisations à recueillir, analyser et gérer leurs données environnementales, sociales et de gouvernance.
Des ventes à l'étranger
Sur les 10 entreprises dont on connaît les marchés, 7 ont des clients hors Canada.
Le défi n'est donc pas de créer un nouveau secteur, mais de faire adopter ces solutions. Pour y arriver, une fintech doit régler un vrai problème pour une institution financière, trouver un acheteur prêt à payer et décrocher un premier client de référence.

Le panel : partir du problème, pas de la solution
Après la présentation des constats, le panel a confronté le rapport à la réalité du terrain. D'un côté, celle d'un entrepreneur qui développe des outils d'IA pour les équipes de finance durable; de l'autre, celle d'une organisation qui côtoie au quotidien les institutions financières de la place. Les deux panélistes s'entendaient sur un point. Pour percer, une technologie doit répondre à un besoin concret des institutions et trouver un acheteur. Trois idées en ressortent.
- Partir d'un vrai problèmeLes institutions financières achètent des solutions qui règlent un problème précis. Par exemple, un gestionnaire de crédit doit pouvoir expliquer à son comité à quel point ses prêts sont exposés aux inondations. Les données existent, mais elles sont souvent incomplètes ou difficiles à utiliser : c'est là qu'une fintech peut aider.
- Faire plus avec moinsLes équipes ESG ont plus de travail qu'avant, mais moins de budget. Elles ont besoin d'outils qui leur font gagner du temps, tout en montrant clairement d'où viennent les données.
- Réussir d'abord iciVendre à une grande institution canadienne prend du temps. Mais un premier client québécois reconnu ouvre ensuite les portes à l'étranger.
Téléchargez le rapport
Ces faits saillants ne sont qu'un aperçu. Dans le rapport complet, vous trouverez :
- une définition de la fintech durable adaptée au marché québécois;
- les leçons de cinq places financières : Paris, Londres, Singapour, Melbourne et São Paulo;
- la cartographie des 20 entreprises québécoises recensées, par industrie et par stade de développement;
- une grille pour juger si un besoin peut devenir une occasion d'affaires;
- les industries à surveiller : finance de transition, biodiversité et gouvernance responsable de l'IA.
Vous représentez une institution à la recherche de solutions, une fintech qui veut mieux cibler ses clients ou un investisseur qui s'intéresse à l'industrie? Ce rapport vous donne une lecture commune du marché. C'est aussi un point de départ : nous l'enrichirons dans les prochaines éditions de notre cartographie de l'écosystème fintech.
Télécharger le rapportMerci à KPMG, à nos panélistes et à toutes les personnes qui ont participé aux entretiens et aux ateliers.

