Un centre financier de calibre international
Montréal compte parmi les principaux centres financiers d’Amérique du Nord. Avec plus de 120 000 professionnels dans les secteurs de la finance et de l’assurance, plus de 150 000 spécialistes en technologie et l’un des plus importants bassins universitaires du continent, la métropole québécoise offre un environnement comparable à celui de plusieurs centres financiers établis tels que Boston ou Francfort.
La ville bénéficie également d’un écosystème reconnu en fintech et en innovation financière, d’une expertise de premier plan en finance durable ainsi que de la présence d’organisations professionnelles de calibre mondial, dont CFA Montréal, le dixième plus important chapitre du réseau CFA Institute.
Une proposition de valeur unique fondée sur une combinaison optimale de coûts et d’expertise
Au-delà de la profondeur de son écosystème, Montréal se distingue par un équilibre optimal entre maîtrise des coûts et accès à une expertise de haut niveau. Pour les institutions qui souhaitent développer leurs activités tout en conservant un accès à des talents spécialisés et à un marché nord-américain intégré, la métropole offre une combinaison difficile à égaler.
Afin de mesurer cette compétitivité, Finance Montréal a mandaté en 2026 The Boyd Company pour mettre à jour son analyse comparative des coûts d’exploitation de différents centres financiers internationaux. Les résultats confirment que Montréal demeure l’un des emplacements les plus compétitifs parmi les grands centres financiers comparés.
Un équilibre durable entre performance et coûts : Montréal demeure deux fois moins coûteuse que New York
Comme le montre le graphique ci-dessous, qui compare dix centres financiers et pôles d’opérations en Amérique du Nord, en Europe et en Asie, Montréal se positionne parmi les emplacements les plus avantageux du groupe analysé pour l’implantation d’activités financières, avec des coûts d’exploitation environ deux fois inférieurs à ceux observés à New York.
Coûts d’exploitation annuels d’un centre de services de soutien du secteur financier
En millions de dollars américains
Source : The Boyd Company, United States 2026. Basé sur un modèle de 150 ETP (équivalents temps plein) en services de soutien du secteur financier, dans un espace de bureau de classe B de 30 000 pieds carrés. Dollars US = 1,39 $ CA; 0,86 euro; 0,76 livre sterling; 3,70 zloty polonais; 1,28 dollar de Singapour.
Cette compétitivité repose sur plusieurs facteurs structurants, notamment les coûts de main-d’œuvre, les charges associées à l’emploi et les coûts immobiliers.
La principale source d’économies provient de la masse salariale, qui représente seulement 56 % de celle de New York, passant de 22 646 400 $ US à 12 589 200 $ US pour un effectif comparable.
Les avantages sociaux constituent un deuxième facteur déterminant : les charges patronales au Québec et au Canada, estimées à 25 % du salaire, sont inférieures à celles des États-Unis, estimées à 34 %. Dans notre modèle, ces coûts diminuent de 7 926 240 $ US à New York à 3 147 300 $ US à Montréal, soit une baisse de 60 %.
Enfin, les coûts immobiliers contribuent également à cet avantage concurrentiel. Comme l’illustre le graphique suivant, le coût de location d’un bureau de catégorie B à Montréal est environ deux fois inférieur à celui de New York et trois fois inférieur à celui de Londres et de Paris.
Cette combinaison permet aux organisations de bénéficier d’un environnement financier mature tout en optimisant de manière significative leurs coûts d’exploitation.
Coût de location d’un espace de bureau de classe B
En dollars américains par pied carré, par année
Source : The Boyd Company, United States 2026. Dollars US = 1,39 $ CA; 0,86 euro; 0,76 livre sterling; 3,70 zloty polonais; 1,28 dollar de Singapour. Basé sur un modèle d’espace de bureau de classe B.
Le programme CFI : un avantage additionnel
À cette compétitivité naturelle s’ajoute le programme des centres financiers internationaux (CFI), qui permet aux entreprises admissibles de bénéficier d’un crédit d’impôt pouvant atteindre 18 000 $ par employé et par année pour certaines activités financières internationales.
Comme l’illustre le graphique ci-dessous, cet incitatif renforce davantage la position concurrentielle de Montréal. En intégrant la mesure CFI, l’avantage de coût de Montréal devient particulièrement évident lorsqu’on le compare à Nashville, une ville américaine fréquemment reconnue comme un emplacement à faible coût.
Économies de coûts d’exploitation en cas de relocalisation depuis New York
Réduction des coûts annuels totaux, modèle de 150 ETP
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Depuis New York |
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Vers · Économies
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Source : The Boyd Company, United States 2026. Basé sur un modèle de 150 ETP en services de soutien du secteur financier, dans un espace de bureau de classe B de 30 000 pieds carrés. Dollars US = 1,39 $ CA.
Les résultats démontrent que Montréal permet de générer près de deux fois plus d’économies par rapport à une ville secondaire américaine comparable telle que Nashville. Le programme CFI contribue à lui seul à environ 4 points de pourcentage d’économies supplémentaires, principalement grâce à la réduction du coût net de la main-d’œuvre. Au-delà des économies, Montréal se distingue également par un écosystème financier plus diversifié et spécialisé, offrant aux entreprises un accès à une expertise et à des services à plus forte valeur ajoutée.
Pour évaluer le positionnement de Montréal dans un contexte européen, nous avons comparé la métropole à Varsovie, souvent considérée comme l’un des principaux pôles européens de délocalisation de services financiers en raison du grand nombre de centres de services qui s’y sont établis au cours des dernières années.
Économies de coûts d’exploitation en cas de relocalisation depuis Londres
Réduction des coûts annuels totaux, modèle de 150 ETP
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Depuis Londres |
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Vers · Économies
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Source : The Boyd Company, United States 2026. Basé sur un modèle de 150 ETP en services de soutien du secteur financier, dans un espace de bureau de classe B de 30 000 pieds carrés. Dollars US = 1,39 $ CA; 0,86 euro; 0,76 livre sterling; 3,70 zloty polonais.
Comme le montre le graphique précédent, les économies de coûts observées à Montréal, lorsqu’elles sont combinées aux mesures CFI applicables, deviennent largement comparables à celles de Varsovie. Le programme réduit l’écart à un niveau négligeable, de sorte que les économies réalisées dans les deux villes sont pratiquement équivalentes. La différence réside alors dans la proposition de valeur globale.
Alors que Varsovie répond principalement à une logique de desserte du marché européen, Montréal offre un niveau de compétitivité comparable tout en étant située au cœur du fuseau horaire nord-américain. Cette position stratégique permet de desservir efficacement les marchés de New York, de Boston et de Toronto, tout en facilitant les modèles opérationnels de type follow-the-sun pour les organisations financières mondiales.
À cet avantage géographique s’ajoutent un environnement d’affaires bilingue français-anglais, une main-d’œuvre hautement qualifiée ainsi que des certifications professionnelles reconnues et comparables à celles des principaux centres financiers internationaux. Pour les institutions financières européennes ayant des activités à l’échelle mondiale, Montréal constitue ainsi une véritable porte d’entrée vers le marché nord-américain, combinant compétitivité des coûts, accès aux talents et proximité avec les principaux centres décisionnels du continent. C’est notamment ce qui explique pourquoi plusieurs institutions financières européennes ont choisi d’y établir ou d’y développer des opérations importantes au cours des dernières années.
Pourquoi l’avantage montréalais est-il durable ?
L’avantage concurrentiel de Montréal repose avant tout sur la profondeur et la diversité de son bassin de talents, un facteur qui contribue à la pérennité de sa compétitivité. Au cours des dernières années, le secteur financier québécois a connu une croissance soutenue sans provoquer de surchauffe salariale. Selon Statistique Canada, l’emploi dans les secteurs de la finance et des assurances au Québec a progressé de 24,9 % entre février 2020 et février 2026, tout en maintenant des coûts de main-d’œuvre relativement inférieurs à ceux observés dans plusieurs autres grands centres financiers.
Inflation des coûts de main-d’œuvre dans les services financiers, 2024-2026
Variation cumulative, en pourcentage
Source : The Boyd Company, United States 2023, 2024, 2026. Les coûts de main-d’œuvre comprennent le salaire de base et les avantages sociaux pour un centre de services financiers de 150 ETP, calculs en $ US. La donnée pour Lisbonne est une estimation.
Cette croissance s’est accompagnée d’un renforcement continu de l’écosystème montréalais, grâce à la présence combinée d’universités de premier plan, d’institutions financières majeures, d’entreprises technologiques et d’un nombre croissant de sociétés spécialisées dans les services financiers.
Comme l’illustre le graphique suivant, le bassin de professionnels en emploi et d’étudiants inscrits dans les disciplines pertinentes pour l’industrie financière se compare avantageusement à celui de centres financiers nord-américains bien établis comme Boston et Chicago. Cette masse critique de talents offre aux entreprises un accès durable à une main-d’œuvre qualifiée et spécialisée.
Bassin de talents : diplômés en affaires et en technologie par rapport à la taille de l’industrie financière
Axe horizontal : emploi total en finance et assurance (2024). Axe vertical : baccalauréats et maîtrises en administration, informatique et mathématiques (2023-2024).
Sources : U.S. Department of Education, National Center for Education Statistics (mai 2024); ministère de l’Éducation du Québec; Statistique Canada et U.S. Bureau of Labor Statistics — emploi total dans le secteur de la finance et de l’assurance (SCIAN 52) sur l’emploi total de la région métropolitaine.
Plus important encore, l’ampleur de ce bassin permet d’envisager la création de plusieurs milliers d’emplois supplémentaires dans l’industrie financière sans exercer une pression excessive sur les salaires. Cette capacité d’absorption constitue un avantage stratégique pour les entreprises qui souhaitent soutenir leur croissance à long terme dans un environnement stable et concurrentiel. En conséquence, l’avantage de coûts dont bénéficie Montréal aujourd’hui apparaît non seulement réel, mais également durable.
Un positionnement distinctif parmi les grands centres financiers
L’étude de Boyd (2026) confirme la position distinctive de Montréal parmi les grands centres financiers internationaux. Le constat est sans équivoque : parmi les centres financiers établis, peu de villes parviennent à allier un accès à des talents spécialisés, un écosystème financier mature, une expertise reconnue en innovation et en finance durable, une proximité directe avec les principaux marchés nord-américains et une structure de coûts aussi concurrentielle.
Les centres qui rivalisent avec Montréal sur le plan de la profondeur du marché, de la maturité de l’écosystème et de la valeur ajoutée, notamment New York, Londres ou Boston, affichent des coûts d’exploitation généralement d’une fois et demie à deux fois plus élevés.
Montréal se distingue ainsi comme l’une des rares juridictions à offrir simultanément des coûts compétitifs, un bassin de plus de 120 000 professionnels de la finance et de l’assurance, l’une des plus importantes concentrations d’étudiants universitaires d’Amérique du Nord, un écosystème fintech de premier plan au Canada, une expertise reconnue mondialement en finance durable et un accès direct aux marchés de New York, de Boston et de Toronto, tous dans le même fuseau horaire.
Pour les institutions qui cherchent à accroître leur efficacité opérationnelle sans compromettre l’accès aux talents, à l’innovation et aux marchés, Montréal présente aujourd’hui une proposition de valeur difficile à égaler en Amérique du Nord.
Morgan Stanley, BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole ont fait ce choix en ayant plusieurs milliers d’emplois à Montréal aujourd’hui. Il n’est plus question de savoir si Montréal est compétitive, mais quand en tirer parti. Et chaque nouvelle implantation renforce non seulement l’écosystème financier montréalais, mais contribue également à la création d’emplois spécialisés, à l’attraction de talents internationaux et à la prospérité économique du Québec dans son ensemble.
Le rôle de Finance Montréal
- Aide au montage du dossier d’affaires et identification des activités CFI éligibles
- Soutien à la présentation interne auprès des différentes parties prenantes
- Introduction à l’écosystème opérationnel (recruteurs, universités, professionnels)
- Partage de meilleures pratiques avec des institutions déjà établies à Montréal
Passer à l’action
Invitation à contacter l’équipe CFI pour explorer l’admissibilité et construire le dossier d’affaires.
À propos de l’étude. The Boyd Company est un cabinet-conseil indépendant américain reconnu pour accompagner les décisions d’implantation de grandes organisations telles que Visa, Dell ou JPMorgan Chase. Pour réaliser cette étude, Boyd a utilisé un modèle standardisé représentant une opération financière impliquant 150 employés dans un espace de bureaux de catégorie B d’une superficie de 30 000 pieds carrés. L’analyse tient notamment compte des coûts de main-d’œuvre, des avantages sociaux, de l’immobilier, de l’électricité, de certaines taxes ainsi que des frais de déplacement corporatifs. Tous les résultats sont présentés en dollars américains afin d’assurer la comparabilité entre les différentes juridictions.

